Tout était partie pour que je passe une belle première nuit. Sauf que non. J'ai dormis 2h, à peine, à cause d'une expérience inattendue : il y avait non loin de là où je dormais une Free Party (une grosse teuf kwa) qui tapait à 200BPM... et lorsque malgré tout j'arrivais à baisser ma vigilance pour laisser mon esprit divaguer dans le sommeil, j'entendais des gens passer pas très loin avec des frontales et lumières en tout genre en train de parler, crier, ou que sais-je. C'était vraiment embêtant... je ne tenais pas DU TOUT à ce que des mecs perché à la kétamine ou peut importe viennent m'importuner, surtout pas le premier soirs de bivouac... Du coup, j'ai du dormir de 4h à 6h du matin. OUCH LE RÉVEIL CA PIK.
Cela étant dit, je me suis plutôt bien réveillé, accompagner du levé du soleil. Et même si cette première journée devait être une des plus difficile de mon parcours (1700m de D+ avec QUE de la montée jusqu'au Refuge de Bise), je m'en suis bien tiré quand même et j'ai réussi à grimper là bas avec un beau temps (sauf à la fin, vers midi, tout en haut du col, où un gros orage + pluie froide ont éclatés).
Sur le chemin, je croise quelques petits villages assez mignon. Aussi, des framboises sur le coté du sentier. Cela m'a d'ailleurs et me rappelle toujours les moments que je passais avec mon père lorsque j'étais petit et qu'il m’emmenait faire du vélo dans la campagne.
Toujours en pleine montée, j'ai dû carrément du faire une halte imposée : une longue file indienne de vache descendait, probablement pour aller déguster la verte d'une autre prairie. Le berger ne semblait pas à l'aise avec la langue française. Il tard, des gens m'ont dit qu'il était serbe, et qu'il était venu en France spécialement pour la fabrication du fromage.
Plus loin, de manière improbable, je pouvais entendre des trompette résonner dans la vallée. J'ai appris qu'il s' agissait probablement d'un hymne local suisse, de la région. Je ne me rappelle plus très bien mais il me semble que ce soit un hollandais qui me l'a appris. Car j'ai effectivement croiser la route de quelques randonneurs, mais j'ai parler plus longtemps avec celui-ci qui venait, me semble-t-il, du tout début du GR5 en Hollande. Le gars avait des kils dans les jambes, ce qui donna raison au fait que je ne l'ai plus jamais revu. Il a tout simplement marcher pendant que je faisais une pause vers les 3/4 de cette interminable montée.
Je m'approche du sommet et comme je vous l'avais dit plus tot, les nuages commencent à se rassembler autour du nous accompagner de quelques bourrasques et une température qui descendait certainement. Heureusement, j'étais arrivé
au col de Bise (et non pas de LA bise... ce que j'arrêtais pas de dire
aux gens : "Bonjour, vous allez au refuge de LA bise ?" Bref.) juste
avant que ça n'éclate, le temps de descendre au refuge, après le col de Bise. Ça m'a quand
même donner le coup de grâce sur ce qui me restait d'énergie. J'étais
vraiment épuisé, au point de décider de manger un repas copieux (et délicieux) et,
plus tard, de quand même prendre la bonne décision de prendre une
demi-pension au refuge de Bise. C'était délicieux et j'ai vraiment bien
dormis, ce qui n'aurait pas été pareil si j'avais persister dans mon
idée de dormir dehors ce soir là.
J'ai bien fais d'y dormir
d'autant plus que j'y fais quelques rencontres dont Bruno et Marion (il y
avait aussi un autre "Hexatreker" (des gens qui font l'Hexatrek, un
autre sentier) mais je ne me souviens plus du nom. Ca va me revenir).
Marion sera une personne importante dans mon voyage puisque nous allons
nous croiser pendant au moins 8 jours de marches au refuge le soir, mais
sans marcher ensemble.







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