GTA J–9 : Les Condamines - Refuge de la Croix du Bonhomme
Introduction :
GTA est bien entendu un jeu vidéo où on se bourlingue la gueule face aux flics (entre autres). Mais c'est aussi, dans le cas nous préoccupant, "La" GTA, alias La Grande Traversée des Alpes. La GTA, au féminin donc, est une partie d'un sentier bien plus long qui s'appelle le GR5, partant de Rotterdam pour aller jusqu'à Nice (le délire étant toujours à pieds, bien entendu). On parle là de 2 200 km. On peut faire l'inverse, bien sûr, mais à mon sens, je pense qu'il est plus agréable de partir du Nord Froid pour aller vers la Sud Chaud. On verra néanmoins que de se rapprocher du sud peut être glaçant, ce dont je parlerais très certainement plus loin...
A noter aussi que la GTA (donc le GR5) suit et.ou croise également d'autres sentiers connus, comme La Via Alpina, qui est un trek traversant l'entièreté de l'Arc Alpin (traversant la Sloviénie, l'Italie, l'Autriche, la Suisse et enfin la France)... chaud chaud ! Apparemment ça prendrait 5-6 mois à effectuer, si tout va bien avec les variations météo bien entendu. Il y aussi tout récemment l'Hexatrek (qui est né il y a quelques années de cela à l'heure où j'écris cette page web) qui reprends l’intégralité du GR5 mais qui bifurque quelque part dans le sud pour aller s'attaquer aux Pyrénées pour reprendre le GR10 pour enfin plonger dans l'océan Atlantique... ça aussi, faut etre chaud ! et apparemment c'est aussi 5 mois environs. J'ai d'ailleurs rencontrer quelques "Hexatrekeurs", comme je les appelles, sur mon chemin... Au passage, vous l'aurez compris, l’appellation de l'Hexatrek renvoit à l'Hexagone (la France donc) et a été créer, me semble-t-il, afin de valoriser les grands sentiers de France.
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| Le GR5 dans sa totalité en France... |
Mais donc, en ce qui me concerne, je n'ai jamais réaliser le GR5 en entier, et encore moins d'une traite (et par extension encore moins l'Hexatrek ou la Via Alpina). J'ai toutefois réaliser la GTJ (Grande Traversée du Jura, 400km) partant de Montbéliard jusqu'à Culoz (oui, je sais, c'est assez "culoté" comme nom de ville ! "Qu'l'ose" d'avoir fait ça ? Bref...). Ce fut durant l'été 2023, soit 2 ans avant que je ne décide de m'attaquer à la GTA, la quasi continuité de la GTJ, jusqu'à Nice.
Je suis donc partie depuis Saint-Gingolph, au bord du Lac Leman, à frontière Franco-Suisse.
Voici le départ marqué de la GTA avant les premiers pas... beaucoup d'émotion à ce moment là !
Petit point de contexte personnel : ce parcours était dans ma TO DO liste des trek que je voulais faire dans ma vie... La rando faisant 5 semaines, je me suis dis que jamais je n'arriverai à la faire un jour d'une traite, notamment pour des questions de sous et d'engagement envers mon travail. J'aurais pu aussi décider de le faire en deux fois, mais je suis du genre puriste (mais pas au point de faire le GR5 d'une traite, cela aurait été trop contraignant niveau sous).
C'est dans ce cadre là que j'ai donc chaque année 4 semaines de congés payés au mois d'aout. Et c'est donc là que je peux me permettre des folies, ce qui est déjà pas mal. Dernière contrainte : j'ai aussi un chat que j'aime de tout mon cœur, et si je veux que mes longues absences ne lui retire pas toutes continuités à vouloir vivre sainement et dans la joie, il faut que j'y mette le fric pour qu'il ne reste pas seul aussi longtemps (on parle ici d'un salaire entier pour faire garder son chat). Sauf que, cette fois-ci, une amie a bien voulu me le garder, ce qui ma épargner une très grosse contrainte financière. Cela m'a en revanche foutu un peu d'anxiété car j'ai eu quelque angoisse de séparation avec ma chat, telle une mère se séparant de son enfants à la crèche. Je remercie donc au passage Marie qui m'a beaucoup aider sur ce point, ce qui m'a permis de réaliser ce projet :)
Pour revenir à nos moutons, je disais donc qu'il y avait la contrainte du boulot. Sauf qu'un beau jour : un revirement institutionnel teinte mon rapport à mon travail d'une couleur désagréable. Cela ne se passait plus du tout bien dans mon environnement professionel, et j'ai pris la décision toute calculée de démissionné avant ce mois d'aout (en juin) pour me préparé et partir plus tôt pour faire cette GTA. J'ai donc eu le temps d'assurer mes arrières financièrement afin d'assumer ce voyage ainsi que de prévoir (plus ou moins) de quoi revenir en société au retour de ce trek.
Lorsque j'ai commencer à faire mes premiers pas qui monte dans le village de St Gingolph j'étais très excité et j'avais très peur en même temps. C'était l'inconnu et j'étais en train de relevé un vrai défi en ce qui me concerne.
A noter aussi, je viens de m'en rappeler, que je suis arrivé en fin d'après-midi sur le point de départ. J'ai donc pris soin de manger dans une bonne crêperie non loin du départ. Ce fut aussi l'occasion pour moi de profiter de ce petit beau temps et de l'ambiance détendu de cette petite civilisation de St Gingolph dans cette crêperie. J'y ai aussi fais la rencontre, en venant d'Evian-les-Bains à St Gingolph en bus, d'un monsieur qui s'avérait être éducateur comme moi. (Il m'avait entendu parler à un jeune homme avec qui nous avons pu nous présenter et discuter un peu à la gare). Je ne me souviens plus de son nom mais il fut très accueillant et m'a présenter un peu les lieux du village de St Gingolph, ses environs, ainsi que le début de la GTA.
J'ai donc refais le plein de force avant d'attaquer les premiers km, avant que la nuit tombe, avec l'intention de trouver mon premier spot de bivouac. J'ai pris soin de demander aux locaux (dont les gens de la creperie ainsi que le monsieur educateur) quelles étaient les emplacements possible pour bivouaquer pour moi. Je dis que j'ai pris soin de demander par rapport à une expérience épouvantable qu'il m'est arrivé sur le chemins des bonshommes un jour, sur la question des bivouacs autorisé.
Mais bref, c'est une autre histoire. J'ai donc sortie mon tarp et j'ai poser mon premier bivouac avec vu sur le lac Leman, à la lisière de la foret des Alpes...






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